Cycle Kinuyo Tanaka ce dimanche 12 avril
Ce dimanche 12 avril à 17h30 et à 20h30 en VOST nous projetterons La Nuit des femmes de Kinuyo Tanaka (1961) et La Mère de Mikio Naruse (1952). En version restaurée. Ce double programme marque l’ouverture du deuxième cycle répertoire Cinéphare – Du cinéma carrément à l’ouest de la saison 2025 / 2026 – consacré à la cinéaste et actrice Kinuyo Tanaka:
Le deuxième cycle de la saison répertoire 2025/2026 est consacré à Kinuyo Tanaka, actrice chez les plus grands cinéastes japonais (Naruse, Ozu, Mizoguchi…) avant de devenir cinéaste à son tour. En quatre films, les dimanches 12 avril et 10 mai, nous vous invitons à découvrir un aperçu de ses deux facettes.
Kinuyo Tanaka (1909-1977) fut l’une des plus grandes vedettes du cinéma japonais. Avec une carrière qui commence dans le cinéma muet et qui finit à la télévision, son parcours est un des plus impressionnants de l’âge d’or des studios. En 1953, elle décide de passer derrière la caméra, devenant ainsi la première femme cinéaste d’après-guerre. Ce cycle propose une traversée du cinéma japonais avec trois de ses rôles phares chez les géants du cinéma nippon (Ozu, Mizoguchi et Naruse) ainsi que l’une de ses plus belles réalisations, La Nuit des femmes.
http://cinephare.com/infor…/cycle-repertoire-kinuyo-tanaka
A 17h30, donc, La Nuit des femmes de Kinuyo Tanaka
Synopsis:
La jeune Kuniko est pensionnaire d’une maison de réhabilitation pour anciennes prostituées. Malgré la bienveillance de la directrice, la vie n’est pas facile, et comme toutes ses camarades, elle espère s’en sortir. On lui propose une place dans une épicerie, mais le mari de la patronne et les hommes du quartier sont trop concupiscents. Kuniko doit s’enfuir, et part travailler dans une manufacture. Devant la méchanceté des autres employées, elle quitte son emploi, pour intégrer une pépinière. La vie semble devenir plus douce, mais le passé de la jeune femme la rattrape.

Et à 20h30, La Mère de Mikio Naruse
Synopsis:
Masako Takahara tient une modeste blanchisserie en périphérie de Tokyo. La vie est dure, et les dégâts de la guerre se font encore sentir. Mais Toshiko, sa fille ainée, est pleine de gaité et d’espoir. Et les moments de joie ne manquent pas : on sort au parc, on va au ci- néma, on chante… Hélas, l’adversité est parfois très forte, et il est difficile de se nourrir ou de se soigner. Si la vie s’effondre peu à peu autour d’elle, Masako reste une mère de famille vaillante, toujours debout et souriante dans la tourmente.

Les deux film seront accompagnés par Erwan Cadoret, enseignant et critique de cinéma – notamment dans l’émission de radio En Attendant Godard sur C Lab à Rennes.

